Alsorvampred, Tome 1: Le Deuil de l’Ignorance

Alsorvampred, Chloé Delalandre

Alsorvampred, Chloé Delalandre

Alsorvampred, mais que peut bien signifier ce mot aux allures de formule magique ? Malheureusement, je ne peux pas vous le révéler sans gâcher une partie de l’intrigue, à vous donc de le découvrir en lisant le premier tome de cette série : Le Deuil de l’Ignorance.

Ce que je peux quand même révéler sur ce tome, c’est que j’ai souvent été partagée en le lisant. D’un côté tout est très rapide : la description de l’héroïne, son départ pour rejoindre sa meilleure amie après une peine de cœur dont on ne sait rien, les quelques indices sur son passé, la mort de ses parents. Du coup, on a l’impression que l’auteur a voulu bâcler cette présentation pour en arriver directement au cœur de l’histoire. Et parfois cette rapidité dessert la crédibilité de l’intrigue : Emy quitte tout pour rejoindre sa meilleure amie, elles décident d’ouvrir une boutique ensemble dans la même journée et en moins d’une semaine tout est réglé et le commerce est florissant, vous y croyez, vous ?  De même que tous ces gens qui accueillent Emy à bras ouverts alors qu’elle ne les connait pas, et qui vont même jusqu’à l’inviter à boire le thé, sans que cela l’étonne plus que ça.

Mais alors, y-t-il vraiment un intérêt à lire ce livre ? pourriez-vous me demander. Et bien oui. Car après ce début un peu rapide, une véritable intrigue avec des mystères, des secrets, des révélations se met peu à peu en place. Et surtout, il y a ce fil rouge, ou plutôt noir, très noir, qui revient, peut-être trop rarement, entre deux chapitres. Bien qu’on comprenne tout de suite qu’il est en lien avec l’héroïne et son passé, les informations sur le mystérieux homme en noir et ses intensions sont distillées avec assez de parcimonie pour vraiment intriguer le lecteur.

Malgré tout, il faut bien avouer qu’un certain nombre d’éléments sont assez convenus. Notamment le jeune homme mystérieux dont Emy tombe raide amoureuse, qui est d’une beauté parfaite, avec un regard hypnotique et la peau pâle et glacée. Personnellement, je n’avais aucune envie d’une énième histoire de vampire qui tombe amoureux-alors-qu’il-ne-faut-pas d’une humaine, mais dans ce cas, les choses sont un peu différentes. Et c’est grâce à cet «  alsorvampred » que l’histoire qui aurait pu être d’une banalité sans nom retrouve finalement tout son intérêt.

Le Deuil de l’Ignorance est donc un livre sans grande prétention, mais dont les personnages peuvent se révéler attachants et avec suffisamment de petits mystères pour être agréable à lire.

 Le Deuil de l’Ignorance, Chloé Delalandre (Rebelle Editions, 2014)